Publication : mardi 26 avril 2011

Mosquee Halluin

Sermon du : 2011/04/08

Lieu : Mosquée Tawhid - Halluin

Thème du Sermon : La loyauté du prophète

 

 

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

 

1ère Partie

 

Allah a dit "Allah a très certainement fait une faveur aux croyants lorsqu'il a envoyé chez eux un messager de parmi eux-mêmes qui leur récite ses versets, les purifie et leur enseigne le Livre et la sagesse bien qu'ils fussent auparavant dans un égarement évident".

Nous continuons notre sujet sur les vertus du prophète Mohammad (sw) à propos de qui Allah a dit "tu es certes doté d'un comportement exemplaire".

Notre messager (sw) a accédé aux valeurs les plus éminentes. Il (sw) a rassemblé les qualités les plus parfaites. En sa personne s'est parachevée la perfection humaine et jamais avant lui ni après lui un homme a connu cette perfection.

Il n'est de caractère ni de nature chez l'homme qui est louable sans que le prophète (sw) en détienne les meilleures. Tout comme il n'est de caractère mauvais sans qu'il en soit le plus éloigné.

Lorsqu’Héraclius l'empereur romain interrogea Abou Soufiane au sujet du prophète Mohammad (sw) alors qu'à ce moment Abou Soufiane n'était pas encore musulman, il était son ennemi. Malgré cela il fit ses éloges en parlant de ses caractères et qualités éminentes et il concluant en disant "je jure par Allah que si je ne craignais qu'on me traite de menteur j'aurais mentit à son sujet" (rapporté par Boukhari).

Le wafa الوفاء était un des caractères et une des qualités du prophète Mohammad (sw). (Le wafa peut se traduire par loyauté ou accomplissement d'une promesse et d'un engagement en fonction du contexte dans lequel ce mot est utilisé, c'est pourquoi nous tâcherons dans la traduction d'utiliser le mot qui se rapproche le plus du sens voulu en arabe).

On ne connait de personne plus intègre que lui (sw). Sa loyauté était pour ses proches, ses épouses et ses compagnons et on peut même dire que ses ennemis ont pu profiter d'une partie de sa loyauté.

Héraclius a dit à Abou soufiane dans son long interrogatoire qu'il lui a fait au sujet du prophète (sw) "... et je t'ai questionné en te disant: est-ce qu'il trahit et tu me prétends qu'il ne trahit point, eh bien ainsi sont les messagers ils ne trahissent point". A travers toutes les questions qu'il a posées, Héraclius a fini par conclure que toutes ces caractéristiques qu'abou Soufiane a énumérées sont des caractéristiques qui ne peuvent qu'être détenues par un prophète.

Le père du prophète (sw) est décédé alors qu'il était encore dans le ventre de sa mère puis c'est sa mère qui mourut alors qu'il avait six ans. Il (sw) a donc grandit, supporté les difficultés de son message, été persécuté pour Allah, mené des batailles, fondé un état, guidé la nation et tout cela ne l'a pas fait oublier sa mère. Il s'en rappelait alors qu'il n'a pas vécu longtemps avec elle. Il se rappelait d'elle en reconnaissant son bienfait et son droit sur lui. Il (sw) pleurait en se rappelant d'elle. L'imam Mouslim rapporte dans son authentique qu'Abou Hourayra a dit "le prophète (sw) a visité la tombe de sa mère et il se mit à pleurer et il fit pleurer ceux qui étaient autour de lui et il (sw) dit: j'ai demandé à mon seigneur l'autorisation de demander pardon pour ma mère mais je n'ai pas eu cette autorisation et j'ai demandé l'autorisation de visiter sa tombe et cela me fut accordé". Allah lui a accordé de visiter sa tombe mais pas de demander pardon pour elle parce qu'elle n'a pas connu l'Islam elle fait donc partie des gens de la fitra. Leur jugement revient à Allah le jour du jugement dernier.

Abou Talib était son oncle et il a était d'un grand bienfait pour lui (sw). En effet après la mort de sa mère c'est son grand-père qui le prit en charge puis à la mort de son grand-père c'est son oncle Abou Talib qui le prit en charge. Abou talib, durant sa vie, ne cessa de défendre et de protéger Mohammad (sw). Il supportait pour cela les nuisances, les persécutions et les torts causés par les notables de La Mecque. Le prophète (sw) n'oublia pas cette œuvre et il fit tout pour qu'il soit guidé et il lui demanda de prononcer une seule parole qu'il pourrait utiliser en sa faveur devant Allah. Alors qu'Abou Talib était allongé sur son lit agonisant et respirant ses dernières bouffées d'oxygène il (sw) lui dit "O mon oncle dit la ilaha illallah (nulle divinité en dehors d'Allah) j'argumenterai avec (cette parole) en ta faveur auprès d'Allah". Cependant les leaders de l'idolâtrie et les mauvaises compagnies furent une barrière entre Abou Talib et cette parole. Il mourut donc idolâtre. Malgré cela le prophète (sw) a dit au moment de la mort de son oncle "je jure par Allah j'implorerai le pardon (d'Allah) tant que cela ne me sera pas interdit". Puis Allah révéla le verset de l'interdiction d'implorer le pardon pour les idolâtres "il n'appartient point au prophète ni à ceux qui ont la foi (et) qui sont avec lui d'implorer le pardon (d'Allah) pour les idolâtres quand bien même ils font partie des proches (parents) après qu'il leur a été clairement dévoilé qu'ils font partie des gens de l'enfer". Toujours dans sa loyauté pour son oncle Abou Talib et pour ce qu'il a fait pour l'Islam, il (sw) a intercédé en la faveur de son oncle auprès d'Allah pour que son châtiment soit allégé. Al3abbas a dit "O messager d'Allah as-tu était utile à Abou Talib de quelque chose? Il te protégeait et se mettait en colère pour toi". Il (sw) lui dit "Oui! Il est dans un fond de flammes qui lui arrivent aux chevilles qui fond bouillir son cerveau". Et dans une version de Mouslim "la personne qui est le moins châtié en enfer est Abou Talib il a deux sandales de flammes qui font bouillir son cerveau et si ce n'était moi il serait dans les bas fond de l'enfer".

Le prophète (sw) était l'époux le plus loyal envers ses épouses. Khadija le soutenait, le réconfortait au début de la révélation. Elle fut d'ailleurs la première à croire en lui, à le soutenir entre autre par ses richesses. Il (sw) n'oublia pas ce bienfait de sa part. Il (sw) fut donc loyal envers elle durant sa vie et même après qu'elle mourut. Boukhari rapporte selon Aïcha "jamais je n'étais autant désireuse (de la situation d'une femme) que de Khadija alors que je ne l'ai même pas connue mais c'est parce que le prophète (sw) parlait souvent d'elle. Même quand il égorgeait une chèvre il en offrait une partie aux amies de Khadija alors je lui dis c'est comme s'il n'y avait aucune autre femme sur terre que Khadija!" Le prophète (sw) lui dit "Elle fut... et elle fut... et elle fut.... et j'eus d'elle des enfants". Dans un autre hadith Aïcha dit "Allah t'a donné à sa place mieux qu'elle" (en parlant d'elle même) mais il (sw) lui dit "non par Allah il ne m'a donné à sa place mieux qu'elle parce qu'elle eut foi en moi pendant que les gens ont mécru, elle a cru en moi quand les gens me traitaient de menteur, elle m'a soutenu de ses richesses pendant que les gens m'en ont privé et Allah m'a donné d'elle des enfant et pas avec les autre femmes". Khadija put obtenir grâce à sa loyauté envers le prophète (sw) ce qui nous a été rapporté dans un hadith dans lequel le prophète (sw) a dit "annoncez la bonne nouvelle à Khadija d'une demeure de roseaux au paradis dans laquelle il n'y a ni vacarme ni fatigue". Fatima la fille du prophète (sw) et de Khadija demanda "sont-ce les même roseaux que nous avons sur terre?" Il (sw) lui répondit "non c'est un roseau qui est fait de perles de rubis et de saphir". Le prophète (sw) répondit à la loyauté de Khadija par sa loyauté qui fut bien plus grande. Premièrement sa tristesse pour sa mort. Deuxièmement il déclarait clairement qu'il l'aimait même après sa mort. Troisièmement il parlait souvent d'elle et énumérait ses qualités, ses vertus et sa vie avec elle. Cela est la grande loyauté. La grande loyauté dont doit se doté toute personne qui prend le prophète (sw) comme modèle. S'il y a des erreurs chez l'époux ou l'épouse la loyauté implique qu'on passe au-dessus des erreurs et des fautes en recherchant les points positifs et les qualités chez l'autre et en mettant de côté les défauts et fautes. Le prophète (sw) a dit "qu'un croyant ne blesse une croyante s'il déteste chez elle un caractère il en aimera un autre". Le poète a dit "qui est celui chez qui on aimera tous ses caractères?!"

Toujours dans sa loyauté pour Khadija le prophète (sw) respectait ses amies en leur montrant toute sa bienveillance en leur envoyant des cadeaux comme il a été rapporté que lorsqu'il égorgeait une chèvre il leur en offrait une partie.

Sa loyauté (sw) n'était pas du tout restreinte à Khadija mais c'était pour toutes ses épouses. En effet Allah leur demanda de choisir entre rester avec le messager d'Allah (sw) tout en endurant la perte d'une vie luxueuse ou de se séparer du prophète pour avoir cette vie. Allah a dit à ce sujet "O prophète! Dis à tes épouses si c'est la vie présente que vous désirez et sa parure alors venez! Je vous donnerai (les moyens) d'en jouir et vous libérerai (par un divorce) sans préjudice. Mais si c'est Allah que vous voulez et son messager ainsi que la demeure dernière, Allah a préparé pour les bienfaisantes parmi vous une énorme récompense". Le prophète commença par Aïcha et l'informa de ce choix qui était proposé par Allah et elle choisit de rester avec lui (sw) en espérant qu'elle serait la seule de ses épouses à faire ce choix pour être la seule à rester avec le prophète (sw). Elle dit "je choisis Allah et son messager ainsi que la demeure dernière et je te demande de ne rien dire à tes autres épouses de ce que tu viens de me dire". Mais sa loyauté (sw) pour ses autres épouses l'interdisait de leur cacher et le pousser à leur faire la recommandation. Il (sw) répondit donc à Aïcha "à chaque fois qu'une d'entre elle me demandera je l'en informerai Allah ne m'a point envoyé comme quelqu'un qui impose aux autres ni comme un obstiné mais comme quelqu'un qui enseigne et qui facilite" (rapporté par les deux authentiques).

Il (sw) était également loyal envers ses compagnons même jusqu'après leur mort, il les remplaçait pour conserver le pilier de leur famille pour leurs épouses et leurs enfants. La plupart de se épouses le prophète (sw) ne s'est marié avec elle qu'après qu'elles aient perdu leur mari. Par exemple Hafça la fille de Omar le prophète (sw) s'est marié avec elle après le décès de son époux Khounays Ibn Hodhafah خنيس بن حذافة. Oummou salama il (sw) la prit comme épouse après le décès de son époux Abou salama. Oummou Habiba il se maria avec elle après le décès de son mari qui mourut chrétien. Et lorsque jaafar fut tué pendant la bataille de Mou'tah مؤتة le prophète (sw) fut loyal envers ses proches et ses enfants. Abdollah Ibn Jaafar raconte qu'après la mort de son père le prophète (sw) leur rendit visite et il ordonna qu'on leur coupe les cheveux et plaisanta avec eux en disant "en ce qui te concerne Mohammad tu ressembles à notre oncle Abou Talib et en ce qui concerne Abdollah il me ressemble dans la forme et le comportement". Puis il invoqua pour leur père. Et Abdollah raconte aussi "puis notre mère est venue et se mit à se plaindre en évoquant le fait que nous étions devenus orphelins en voulant l'attrister mais il (sw) lui dit: as-tu peur de la pauvreté pour eux alors que je suis leur tuteur ici bas et dans l'au-delà".

Malgré ses occupations et ses nombreuses activités pour l'Islam le prophète (sw) n'oubliait pas ses proches par allaitement et pourtant certains d'entre eux étaient éloignés de lui. Et cela fait partie de sa loyauté. Abou Toufayl raconte "une femme s'est approchée du prophète (sw) et il (sw) lui a étendu sa cape et elle s'est assise dessus et les compagnons demandèrent qui est donc cette femme? On leur répondit: c'est sa mère de lait (c'est-à-dire la femme qui l'allaita lorsqu'il était nourrisson)" (rapporté par Abou Daoud). Et la fille de cette femme Ashayma était sa sœur de lait. Ibn Isaac a rapporté que Ashayma lorsqu'elle est venue au messager d'Allah (sw) elle lui dit: "je suis ta sœur de lait" il (sw) dit "en as-tu un signe?" elle dit "une morsure que tu m'as fait au dos alors que je m'appuyait contre toi" et le prophète (sw) reconnu le signe, il lui étendit alors sa cape et dit "viens là!" et elle s'assit et lui donna un choix "si tu veux tu restes ici chez moi honorée et aimée ou si tu veux je te renvois auprès des tiens" elle dit "renvois moi plutôt auprès des miens" et le prophète (sw) la renvoya. Alhafidh Ibn Abdelbarr الحافظ بن عبد البر dit "le messager d'Allah (sw) lui offrit également un chameaux, un mouton et une esclave et cela se déroula lors de la bataille de hawazine lorsque les musulmans ont fait prisonnier toute cette tribu et parmi eux il y avait Ashayma et la générosité du prophète (sw) ne se restreignit pas à Ashayma toute seule mais il fit libérer toute la tribu des Bani Saad". Abou Lahab avait une servante qui s'appelait Thouwaybah qui avait aussi allaité le prophète (sw) et elle n'oublia pas d'elle ce bien alors qu'elle était idolâtre. Il (sw) lui envoyait des vêtements jusqu'à ce qu'elle mourut.

 


2ème Partie


O musulmans l'homme est civil dans sa nature. Il doit se mélanger aux gens. Le croyant qui se mélange aux gens et endure face à leurs torts est meilleur que le croyant qui ne se mélange pas aux gens et n'endure pas face à leurs torts. Dans le hadith "vous ne pourrez faire profiter à tous les gens vos richesses mais vous pourrez leur faire profiter de votre sourire et votre bon comportement". 0 musulmans le rude, celui qui a un cœur dur est éloigné d'Allah, éloigné des gens et même éloigné du paradis. Son cœur est vide de miséricorde. Le Prophète () a dit "Allah ne fait pas miséricorde à celui qui ne fait pas miséricorde aux gens". Dans un autre hadith "les miséricordieux, Allah leur fait miséricorde. Soyez cléments envers ceux qui sont sur terre et celui qui est dans les cieux sera miséricordieux envers vous". Dans un autre hadith "O mon seigneur celui qui prend en charge une affaire parmi les affaires des musulmans et est bon envers eux, sois bon envers lui et celui qui prend en charge une affaire parmi les affaires des musulmans et est dur avec eux sois dur avec lui". La bonté est donc attendue de chacun. Même avec les animaux. Dans l'authentique de Boukhari le Prophète () a raconté "alors qu'un homme marchait il se mit à avoir très soif. Il est descendu dans un puit et a bu et en remontant il a vu un chien qui était lui aussi très assoiffé et mangé la terre tellement il avait soif. L'homme s'est dit ce chien est touché comme je l'ai été. Il est alors retourné dans le puit et a rempli sa bottine d'eau et la prise avec sa bouche et est remonté et a abreuvé le chien et grâce à cette action il est entré au paradis. Les compagnons demandèrent "avons-nous des récompenses pour nos actions envers les animaux?" Le Prophète leur a répondu en leur donnant une règle générale "pour tout (être qui a un) foie vivant il y a une récompense (quand on est bienfaisant avec lui)". Si cette miséricorde pour un chien entraine la récompense divine qu'en sera-t-il alors de la récompense pour quiconque est bienfaisant envers l'être humain qui souffre et qui est sur le point de périr. Nul doute dans le fait que la récompense sera encore meilleure. L'Islam a fait de la bonté envers les animaux une cause pour le pardon et à l'inverse il a fait de la torture des animaux une cause d'entrée en enfer. Dans les deux authentiques le Messager d'Allah () a dit "une femme fut châtié pour une chatte qu'elle avait emprisonné jusqu'à ce qu'elle mourut de faim et elle entra par cette cause en enfer. Elle ne lui donna ni à manger ni à boire tout en l'attachant". Cela montre la dureté qu'il y a dans le cœur de cette femme et son absence d'empathie et de sentiment. Quelle sera donc le degrés du châtiment auquel devra faire face l'individu qui a tué et torturé son frère l'homme en l'enlevant, en le privant de liberté, en le torturant, en l'affamant, en l'assoiffant jusqu'à la mort. Tout cela juste parce qu'il n'est pas d'accord avec lui. Nul doute que son châtiment sera encore dur. Il suffit, pour prouver à quel point il est mauvais de tuer un homme, de lire le verset dans lequel Allah dit "quant à celui qui tue une âme ou sème le désordre sur terre, c'est comme s'il avait tué tous les gens. Et celui qui la fait vivre c'est comme s'il les faisait tous vivre". Et concernant tuer un croyant Allah dit "quant à celui qui tue un croyant volontairement il aura comme récompense l'enfer éternellement et il a la colère d'Allah ainsi que sa malédiction et il lui réserve un châtiment douloureux".

Pour terminer je dirais si les gens étaient tous cléments entre eux il n'y aurai ni malheureux ni victime d'injustice. Si les gens étaient tous clément entre eux ils ne s'entretueraient point. Si les gens étaient tous clément entre eux il n'y aurait plus de tort ni de nuisance dans la société. Si les gens étaient tous cléments entre eux ils ne se querelleraient pas et n'auraient point recours aux tribunaux pour mettre un terme à leurs querelles. Si les gens étaient tous cléments entre eux la paix serait répandue sur terre et la sérénité toucherait tous les cœurs. Tout ce dont se plaint l'humanité a pour origine l'absence de miséricorde et de clémence dans les cœurs. Le Prophète () a dit "si Allah veut le bien pour une demeure il y fait entrer la bonté". Si Allah veut le bien pour une demeure mais donc aussi pour une nation, pour un groupe le bien il y fait entrer la miséricorde.

O musulmans! Le prophète (sw) n'oubliait pas la bienfaisance quelle que soit la personne qui lui en faisait profiter même s'il était idolâtre. Il se rappelait de cela pour eux et faisait leurs éloges pour leur bien et il les en récompensé. Il suffit de savoir que la plus grande gratification était le fait qu'il s'en rappelle et en parle sinon personne n'aurait su que tél idolâtre ou tél idolâtre a fait tel ou tél bien.

Almout3im Ibn 3adiy المطعم بن عدي faisait partie des notables des qoraych et lorsque les Bani Hachim furent mis en quarantaine dans les cols il agissait en bien avec eux et les visitait en secret de peur des représailles des qoraych. Il a également participé à l'annulation de mise en quarantaine injuste. Aussi lorsque le prophète (sw) fut persécuté à Taïf et qu'il revint à La Mecque Almout3im Ibn 3adiy المطعم بن عدي lui donna sa garantie de protection pour qu'il puisse rentrer à La Mecque en sécurité et il repoussa les qoraych de lui (sw). Le prophète (sw) n'oublia pas ces actions malgré son idolâtrie. Il dit à propos des prisonniers après la bataille de Badr "si Almout3im Ibn 3adiy المطعم بن عدي était encore vivant et qu'il m'aurait parlé pour ces prisonniers je les aurais libérés". Cela par loyauté pour tout ce qu'il a fait pour lui et pour les musulmans.

Lors de la libération de La Mecque il (sw) prit les clés de la Kaaba des Béni Talha qui étaient chargés d'ouvrir et de fermer. Puis lorsqu'il (sw) finit de faire ce qu'il avait à faire la clé était entre les mains de Ali qui espérait que cette fois ce serait sa tribu (les Béni Hachim) qui garderait la clé et il dit "O messager d'Allah rajoute à notre honneur d'abreuver les pèlerins l'honneur d'ouvrir et de refermer la porte de la Kaaba". Il (sw) dit "où est Othman Ibn Talha?". On l'appela et il (sw) dit "tiens! Reprends ta clé Othman! Aujourd'hui est un jour de bienfaisance et de loyauté!".

Aussi tous les pactes que le messager d'Allah (sw) a conclu que ce soit avec les juifs ou les idolâtres il a toujours tenu tous ces engagements et jamais il n'a trahit ou délaissé un seul des engagements qu'il avait conclu avec eux. Au contraire à chaque fois un pacte fut rompu cela vint d'eux. Ils trahissaient tandis

Qu’il (sw) restait loyal.

Ce qui nous montre le plus sa loyauté dans les pactes c'est le pacte de Alhoudaybiyah. Il s'engagea à respecter tous les articles de ce pacte. Et parmi ces articles il s'engageait à rendre aux idolâtres tous musulmans qui fuiraient La Mecque. Abou Jandal qui fut l'un d'eux cria "O musulmans me rendez-vous aux gens de l'idolâtrie et ils me tortureront pour ma religion?" le prophète (sw) lui dit "O Abou Jandal patiente et remet toi à Allah car Allah te donnera à toi et à ceux qui sont dans la même situation que la tienne une voie de secours. Nous nous sommes engagés avec ces gens et en échange ils nous ont donné un engagement et nous ne les trahiront pas" (rapporté par l'imam Ahmed).

Toujours dans sa loyauté le prophète (sw) n'oubliait pas sa communauté au contraire il pleurait pour eux. Il est rapporté dans les deux authentiques que le messager d'Allah (sw) a dit "chaque prophète a une invocation exaucée qu'il a déjà utilisé et en ce qui me concerne je la préserve pour ma communauté le jour du jugement dernier". Mouslim rapporte selon Abdollah ibn Amr que le prophète (sw) a levé ses mains et a pleuré en disant "O mon seigneur ma communauté! Ma communauté!". Allah s'adressa alors à Jibril et dit "O Jibril va voir Mohammad et ton seigneur sait mieux et demande lui: pourquoi tu pleures?". Jibril est venu et il demanda et le prophète (sw) dit "je demande pour ma communauté!" et Allah dit "nous te satisferons pour ta communauté et nous nous ne ferons pas ce qui te décevra".

O musulmans! Ce sont des récits sur la loyauté du prophète (sw). Cette loyauté qui n'a pas d'équivalent chez quiconque quelque soit la grandeur de cette personne. Le prophète (sw) était certes loyale envers sa communauté et nous faisons partie de sa communauté alors comment nous gratifierons cette loyauté prophétique. La meilleure des loyautés que nous pourrions rendre à la loyauté du prophète (sw) c'est de suivre sa législation et d'appliquer sa sounna et d'appeler à sa religion et de faire répandre ses enseignements et ses valeurs.

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Horaires de Prières (*)

Horraires du 11/12/2018
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Asr : 14:25
Maghrib : 16:45
Isha : 18:08
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« Quiconque fait à Allah un prêt sincère, Allah le Lui multiplie, et il aura une généreuse récompense » - Le Coran, Sourate (57) Le Fer, Verset 11