Publication : mardi 26 avril 2011

Mosquee Halluin

Sermon du : 2011/02/25

Lieu : Mosquée Tawhid - Halluin

Thème du Sermon : La miséricorde du prophète (partie 2)

 

 

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.

 

1ère Partie


 

 

Nous continuons aujourd'hui notre sujet sur la miséricorde du prophète (sw). Nous disons donc avec la bénédiction d'Allah, la miséricorde est un des attributs d'Allah par lequel il est décrit. En effet Il est le Miséricordieux le Tout-Miséricordieux.

 

Dans ce qui montre sa miséricorde envers l'humanité il y a le fait qu'Il leur a envoyé les messagers et les livres. Et cela, finalement, parce qu'Il est Miséricordieux envers eux et parce qu'il veut les guider. Allah s'est adressé à son prophète et a dit "et nous ne t'avons envoyé que miséricorde pour tout l'univers".

Finalement tout ce avec quoi le messager d'Allah (sw) est venu, toute sa bonté, toutes les nobles caractéristiques qu'on a pu faire de lui n'est que miséricorde divine avec laquelle Allah l'a envoyé. C'est en ce sens que le messager d'Allah (sw) a dit "je n'ai point été envoyé comme quelqu'un qui maudit mais j'ai été envoyé comme miséricorde" (rapporté par Mouslim).

La vie du prophète (sw) est truffée des preuves et signes de sa miséricorde tout comme sa législation en est un signe évident. Il fut Clément envers le petit et le grand, le proche et l'éloigné, la femme et le faible. Sa clémence a même touché la faune et les éléments. Il est venu avec une législation qui est miséricorde dans son intégralité. Il n'est de chemin qui mène à la clémence divine sans que le messager d'Allah (sw) ne nous la met en évidence et a incité toute sa communauté à s'y impliquer. A l'inverse il n'est de chemin qui n'éloigne de la clémence divine sans qu'il (sw) ne nous ait mis en garde contre lui.

Dans sa miséricorde envers sa communauté, il choisissait pour eux les décrets les plus simples. Aïcha raconte "à chaque fois que le messager d'Allah avait le choix entre deux choses il choisissait la plus simple tant que ce n'était pas un péché et si c'était un péché il était celui d'entre les gens qui s'en éloignait le plus".

Il (sw) avait l'habitude d'abandonner certaines actions alors qu'il était capable de les pratiquer et cela par clémence envers sa communauté. En effet il n'abandonnait ces actes que par crainte qu'il ne devienne une obligation pour eux et que ce ne soit pour eux quelque chose de trop difficile à appliquer. Celui qui étudie la vie du prophète (sw) s'en rendra compte avec évidence. Combien de fois il (sw) a, par exemple, dit "si je n'avais peur d'être dur envers ma communauté je leur aurais ordonné de faire telle chose ou telle chose...". "Si je n'avais peur d'être dur envers ma communauté je leur aurais ordonné de faire leurs ablutions pour chaque prière (c'est-à-dire même si les ablutions précédentes ne sont pas annulées)", "si je n'avais peur d'être dur envers ma communauté je leur aurais ordonné d'utiliser le siwak pour chaque ablution". Aïcha a dit "le messager d'Allah (sw) ne pratiquait pas volontairement certaines actions alors qu'il aurait aimé les faire juste par crainte que celles-ci ne soient appliquées par les gens et par cette cause rendues obligatoire". Par exemple pendant le Ramadan il (sw) a guidé ses compagnons dans les prières de nuit pendant trois nuits et au bout de trois nuits la mosquée s'est remplie et il (sw) n'est pas sortit pour les guider dans la prière jusqu'au moment de la prière de l'aube. Après la prière de l'aube il se tourna vers les gens et il leur expliqua "j’ai craint qu'elle ne soit rendue obligatoire et que par la suite vous ne soyez capable de l'appliquer" (rapporté dans les deux authentiques).

Toujours dans sa clémence il se mettait en colère pour des choses qui pouvaient impliquer une prescription qui serait difficilement applicable pour les gens. L'imam Mouslim rapporte dans son authentique que Abou Hourayra (qu'Allah l'agrée) rapporte que le messager d'Allah leur a fait un sermon et il dit "O vous les gens Allah a prescrit pour vous l'obligation du pèlerinage alors pratiquez le" ils dirent: "devons-nous le faire chaque année O messager d'Allah?" Il (sw) garda le silence. L'homme lui répéta la question trois fois jusqu'à ce le messager d'Allah (sw) lui dise "si je dis oui alors cela deviendra obligatoire pour vous et vous n'en seriez pas capable, arrêtez vous donc à ce que je vous laisse car ceux d'avant vous ont périt à cause de leurs questions excessives et leur divergence avec leurs prophètes. Quand je vous ordonne donc une chose faites là tant que vous le pouvez et lorsque je vous interdit quelque chose laissez-le". Dans un autre hadith le prophète (sw) a dit "le pire des crimes qu'un musulman puisse commettre envers les musulmans c'est qu'il pose une question à propos d'une chose qui n'a point été interdite pour les musulman et qu'elle devienne interdite à cause de sa question" (rapporté dans les deux authentiques). Tout cela montre les degrés de clémence du prophète (sw) pour cette communauté et comment il voulait alléger pour les gens.

Sa miséricorde pour sa communauté n'était pas exclusive à la vie d'ici bas mais aussi dans la vie de l'au-delà. L'imam Mouslim rapporte que le prophète (sw) a dit "chaque prophète a une invocation exaucée et j'ai préféré retarder la mienne afin qu'elle me serve pour intercéder en faveur de ma communauté le jour du jugement dernier". L'imam Nawawi dit au sujet de ce hadith "il y a dans ce hadith la mise en évidence de son empathie totale (sw) envers sa communauté et sa bonté ainsi que son attention dans ce qui leurs affaires les plus importantes. C'est pour cela qu'il a retardé son invocation jusqu'au moment où ils en auront le plus besoin et elle concernera si Allah le veut toute personne de sa communauté qui est morte sans associer à allah rien ni personne".

Le prophète (sw) était très clément envers l’enfant à un tél point qu'Anas Ibn malik dise "jamais je n'ai vu quelqu'un autant clément envers les enfants que le messager d'Allah (sw)". Lorsque son fils ibrahim souffla son dernier souffle les yeux du prophète (sw) se remplirent de larmes. Le compagnon de Abdorrahman Ibn 3awf demanda "même toi O messager d'Allah tu pleures?!". Il (sw) lui répondit "O fils de 3awf c'est la clémence! C'est la clémence!". Il rajouta également "l'œil pleure, le cœur s'attriste et nous ne disons que ce qui satisfera notre seigneur et nous sommes attristés par ta séparation O Ibrahim" (rapporté par Boukhari). Mouslim rapporte de Aïcha que des gens sont venus de la campagne et ils dirent en s'étonnant "vous embrassez vos enfants?". Ils répondirent "en ce qui nous concerne par Allah nous ne les embrassons pas" le prophète (sw) leur dit "et que pourrais-je faire pour vous si Allah a enlevé de vos coeurs la miséricorde?". Dans sa clémence le prophète (sw) avait l'habitude de prendre les jeunes enfants dans ses bras, il les embrassait, il s'amusait avec eux. Cela à un tél point qu'un fois il prit un enfant en bas âge qui urina sur lui, il souilla donc ses vêtements mais il ne se mit pas en colère, il garda l'enfant sur lui et se contenta de nettoyer son vêtement en l'aspergeant d'eau. Sa miséricorde pour les enfants ne se séparait de lui même quand il était en pleine adoration ou supplication pour son seigneur. Un jour il priait tout en portant Oumamah le fils de Zaynab sa fille. Quand il se prosternait il la posait et quand il se mettait debout il la reprenait. (Ce récit est rapporté dans les deux authentiques). Annassaiy rapporte du hadith de Chaddad ibn Aws qu'Allah l'agrée que "le prophète (sw) sortit à nous pour une des prières du soir et il portait Hassan ou Houssayne, puis il s'avança, le posa et commença la prière et dans une de ses prosternations il fut beaucoup plus long que d'habitude, j'ai alors levé ma tête et j'ai vu que l'enfant s'était mis sur le dos du prophète (sw) en pleine prosternation, je suis donc retourné à la prosternation. Puis lorsque le messager d'Allah (sw) clotura la prière, les gens dirent: O messager d'Allah dans une des prosternations tu as été beaucoup plus long que d'habitude et nous avons même cru qu'il s'est passé quelque chose ou que tu étais en train de recevoir la révélation. Il (sw) leur dit: rien de ce que vous dites n'a eu lieu mais mon fils est monté sur moi et je ne voulais le pressé de descendre jusqu'à ce qu'il est bien pris son aise".

Le prophète (sw), dans sa clémence a aussi appelé au respect des femmes. Il (sw) a dit "je vous interdit de causer du tort aux deux êtres faibles, l'orphelin et la femme". Il (sw) a aussi dit dans l'authentique de Boukhari "j'entre en prière et je veux être l'allonger mais j'entends les pleurs des enfants alors je l'allège car je sais l'inquiétude de la mère envers son enfant".

Le prophète (sw) était également clément envers les faibles. Il les visitait et prenait des nouvelles de ses malades et il assistait à leur funérailles.

Sa clémence atteignait aussi les idolâtres qui étaient en guerre contre les musulmans. Il ordonnait à ses compagnons pendant les guerres de ne pas trahir ni mutiler ni tuer d'enfants ni de torturer les prisonniers, au contraire ils devaient être bons avec eux. Il leur ordonnait pendant les combats lorsqu'ils étaient amenés à tuer de le faire de manière honorable. Les compagnons l'ont pratiquaient après la mort du prophète (sw). Tirmidhi rapporte de Abou Abdarrahmane alhabri أبو عبد الرحمن الحبري qu'il a dit "nous étions en mer et nous avions comme chef Abdollah ibn Qays et il y avait avec nous parmi les compagnons du prophète (sw) Abou Ayoub Alansari. Abou Ayoub alansari est passé à côté de celui qui s'occuper du butin et des prisonniers et il a vu une femme qui pleurait. Il demanda la raison de ses larmes et on lui expliqua que la personne qui s'occupe des prisonniers et du butin l'a séparait de son fils. Il alla donc prendre son fils par la main et le ramena à sa mère. Le responsable du butin alla se plaindre à l'émir Abdollah ibn Qays qui demanda des explications à Abou ayoub Alansari. Il s'expliqua: j'ai entendu le messager d'Allah (sw) dire celui qui sépare entre une mère et son enfant Allah séparera entre lui et et ceux qu'il aime le jour du jugement dernier".

La clémence du prophète (sw) dépassait les êtres humains et était même pour les animaux. Il (sw) interdisait de s'accaparer une bête, de l'attacher et de la prendre uniquement comme un objectif et l'utiliser jusqu'à sa mort. C'est une torture pour cet animal. Un homme dit au messager d'Allah "O messager d'Allah j'égorge la chèvre tout en étant clément envers elle". Il (sw) lui dit "si tu es clément avec elle Allah sera clément envers toi". Un jour, le prophète (sw) est passé à côté d'un oiseau à qui on avait pris son oisillon. Cet oiseau étalait ses ailes sur le sol par empathie pour son oisillon. Le prophète (sw) dit "qui a affligé cet oiseau en la séparant de sa progéniture? Rendez-lui son enfant!". Un compagnon raconte "un jour le prophète (sw) a vu une fourmilière que nous avions brulé. Il (sw) demanda: qui l'a brulé? Nous lui répondîmes: c'est nous. Il (sw) nous dit alors: personne ne peut châtier par le feu si ce n'est le créateur du feu (Allah)". Un jour le messager d'Allah (sw) est passé à côté d'une mule de qui on ne distinguait plus le ventre du dos tellement elle était affaiblit et on lui a fait transporter des charges. Il (sw) dit alors "craignez Allah dans ces animaux. Montez les quand elles sont état d'être monter et mangez les quand elles sont en état d'être manger". Dans un autre hadith "Ne prenez pas vos montures comme des minbars car Allah les a plutôt créé pour qu'elles vous transportent vers des pays sans lesquels vous ne pourriez atteindre qu'avec de grandes difficultés".

Toujours dans sa clémence et cette fois sa clémence pour les éléments. On sait que le vendredi pour faire son prêche il se levait contre le tronc d'un palmier. Les compagnons proposèrent de faire une chair, un minbar. Il leur dit "si vous le voulait". Ils lui firent donc ce minbar sur lequel monte le prophète (sw). Le tronc pleura comme un enfant le prophète (sw) descendit et le prit contre ses bras. Certains médinois précisèrent "il pleura parce qu'il fut séparait du prophète (sw)".

La clémence du prophète (sw) était pour tout l'univers, pour les djinns, les hommes, la faune, la flore et les éléments. Il était miséricorde pour eux comme le coran le dit "et nous ne t'avons envoyé que miséricorde pour tout l'univers".

Qu'Allah le récompense de la meilleure récompense pour sa communauté. Et qu'il lui donne les degrés le plus haut au paradis, la wasila. Tout comme nous implorons Allah qu'il nous permette de faire partie des partisans du prophète (sw) et de ses bien aimés et qu'il nous fasse ressusciter avec lui et qu'il nous fasse entrer au paradis avec lui.

 


2ème Partie


O musulmans! Le prophète (sw) était comme nous l'avons dit clément. Mais il mettait la clémence là où elle devait être afin qu'elle ne se transforme pas en faiblesse ou impuissance. Le prophète (sw) a combattu les idolâtres et les agresseurs. Il utilisait son sabre dans le sentier d'Allah. Il (sw) faisait appliquer les sentences contre tous ceux qui outrepassaient les limites mises en place par Allah. Le prophète (sw) disait à ses compagnons "pardonnez vous entre vous (avant de venir vous plaindre à moi) car si je suis mis au courant je ferais mettre en place la sentence". Safwane ibn Oumaya raconte "je dormais à la mosquée sur un de mes vêtements qui valait trente dirham. Un homme est venu et me l'a dérobé. On rattrapa cet homme et on l'amena au messager d'Allah (sw). Il (sw) ordonna donc qu'on lui tranche la main comme nous l'a commandé Allah "le voleur et la voleuse tranchez leur la main". Puis Safwane dit "je me suis rendu auprès du messager d'Allah (sw) et je lui ai dit: O messager d'Allah vas-tu lui trancher la main pour trente dirhams, je lui vends ce vêtement et j'attendrai qu'il me ramène son prix". Le messager d'Allah (sw) lui dit "cela aurait du être avant que tu ne me l'amènes". Dans le coran à propos des sentences il est dit "ne soyez point pris de pitié pour eux dans la religion d'Allah". Nous savons donc à travers ces versets que le combat dans le sentier d'Allah et tout ce qui en résulte comme tuer les agresseurs n'est en aucun cas contradictoire avec la clémence. En vérité cela aussi fait partie de la clémence ainsi que l'application des sentences. Ceux donc qui se prennent d'empathie avec les criminels et les transgresseurs et oublient les victimes et les innocents, ils sont en réalité très éloignés de la véritable clémence. Cela fait partie des plus grandes causes de la peur et la faim. La mise en place des sentences et empêcher les injustes de pratiquer leurs méfaits est une des plus grandes causes de sécurité et d'allégresse. Notre maitre le messager d'Allah (sw) a dit "une sentence qu'on applique sur terre est mieux pour les gens que de recevoir la pluie pendant quarante matinées" et dans une autre version "que quarante nuits".


 

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« Quiconque fait à Allah un prêt sincère, Allah le Lui multiplie, et il aura une généreuse récompense » - Le Coran, Sourate (57) Le Fer, Verset 11