Publication : mardi 2 février 2010

Sermon du : 2008/04/04

Lieu : Mosquée Tawhid - Halluin

Thème du Sermon : La mort du Prophète (P.S.)

 

 

 

 

Au nom d’Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux.


1ère partie

Le sujet d'aujourd'hui c'est la mort du prophète (ص). La mort du prophète (ص) est la pire des épreuves qui ait pu toucher la communauté de l'islam.
Le prophète (
ص) avait pour habitude quand il faisait ses sermons de se tenir sur le tronc d'un palmier, et lorsqu'on lui construisit une chaire (un minbar) et qu'il ne se tenait plus sur ce tronc pour faire ses sermons, on entendait dans la mosquée des pleurs ressemblants à des pleurs d'enfants provenant de ce tronc. Le prophète (ص) est alors descendu du minbar et a pris le tronc dans ses bras et a dit: "si je ne l'avais pas pris dans les bras, il aurait pleuré  jusqu'au jour dernier".

Al hassan albassri quand il racontait ce récit, il pleurait et disait "du bois pleure pour le prophète (ص), vous devriez être plus en droit que le bois d'affectionner le prophète(ص)".

Le prophète (ص) vers la fin de sa vie essayait de faire comprendre à ses compagnons qu'il était temps pour lui de quitter ce monde. Un jour, il dit: "Dieu a donné le choix à un serviteur entre cette vie d'ici-bas ou ce qui est auprès de Dieu et il a choisit ce qui est auprès de Dieu". Abou bakr se mit à pleurer, et abou said qui rapporte ce hadith dit: "je me suis dit mais qu'est-ce qui le fait pleurer? Dieu a donné ce choix à serviteur et ce serviteur a choisit ce qui est auprès de Dieu! Et en fait j'ai compris plus tard que le serviteur dont il s'agissait c'était le prophète (ص) et abou bakr était bien plus savant que nous, il l'avait compris!"

Ce prêche eu lieu 5 jour avant le décès du prophète (ص). Retraçons donc les derniers jours du prophète (ص) sur terre. 
En cette dernière année déjà, le prophète (
ص) avait fait le pèlerinage et ses compagnons sentirent qu c'était presque la fin. Puisque pendant ce pèlerinage, le jour de la station ‘Arafa, Allah révéla le verset qui dit: "aujourd'hui j'ai parachevé pour vous votre religion, et je vous ai comblé de mes bienfait et j'ai choisit pour vous comme religion l'islam".

Quand le prophète (ص) récita ce verset devant ses compagnons, Omar ibn alkhattab se mit à pleurer et on lui demanda pourquoi et il s'expliqua: "il n'y a après le parachèvement, la perfection que le défaut et le manque". Puis au moment de la lapidation de la grande stèle  le prophète (ص) dit: "prenez de moi vos adorations, il se peut que je ne vous rencontrerais plus l'année prochaine". Puis pendant les jours du Tachriq (les trois jours qui suivent le jour du sacrifice) Allah révéla la sourate la victoire le prophète (ص) informa sa fille Fatima de son proche décès, et elle pleura mais le prophète (ص) lui dit: "ne pleure car tu seras la première de ma famille à me rejoindre".

Après ce pèlerinage le prophète (ص) retourna à Médine et il envoya une expédition en Syrie et il nomma à la tête de cette expédition, oussama ibnou zayd. Et c'est que le prophète (ص) commença à se plaindre des douleurs qui annonçaient la fin. La première de ces douleurs était une forte migraine.

Aicha raconte que le prophète (ص) un jour revint  d'un enterrement qui eu lieu au cimetière des compagnons de Médine (al baqi’), et Aicha lui dit: "j'ai mal à la tête" le prophète lui répondit: "si tu savais comment moi j'ai mal à a la tête". Et le prophète dit: "qu'y a-t-il de mal si tu meurs avant moi et que je m'occupe moi-même de ton lavage et de tes funérailles?" Aicha lui répondit: "on dirait que c'est tout ce que tu attends, pour que dés que je meurs, tu te maries ici même dans ma maison". Le prophète (ص) sourit.

Pendant ces derniers jours le prophète (ص) était pris de fortes douleurs, et il allait chaque jour chez une de ses épouses en disant: "chez qui suis-je demain?" pour faire comprendre à ses femmes qu'il n'était plus capable de se déplacer et de changer ainsi chaque jour de demeure.

Lorsqu'il se trouva chez Maymouna, il demanda l'autorisation à ses épouses de se rendre chez Aicha et d'y rester pour être soigné, et elles acceptèrent. 
Le prophète (
ص) malgré ses douleurs continuait à sortir pour guider la prière, mais quand il n’arrivait plus à guider, il demanda à aboubakr de guider la prière à sa place.

A un moment, où le prophète (ص) sentit une accalmie dans sa maladie, il sortit pour prier et il était tenu entre deux de ses compagnons, et alors que abou bakr guidait la prière, il voulut reculer pour laisser la place au prophète (ص), mais le prophète (ص) lui fit signe de rester.

Le jeudi avant sa mort, des compagnons s'étaient rassembler chez lui, et le prophète (ص) dit: ramenez-moi un scribe, et je lui dicterais un livre à écrire pour que vous ne soyez plus égarer après moi. Les compagnons présents divergèrent, certains voulaient répondre à la requête du prophète (ص), et d'autres disaient, c'est la douleur qui est plus forte que le prophète (ص), et qui le fait dire ça nous avons déjà le coran. Et quand le prophète (ص) les vit diverger à ses cotés il leur dit: allez vous en!

Ensuite le prophète voulait sortir auprès des gens pour leur faire un sermon avec des recommandations. Il demanda à ce qu'on verse sur lui de l'eau pour se laver. Ses épouses le placèrent dans un bassin, et lui versaient de l'eau, puis il sortit et guida les gens dans la prière, et leur fit un sermon alors qu'il était malade. Dans ce sermon il dit: "je n'ai en aucun cas le droit de choisir parmi vous un confident. Allah a choisit comme confident Abraham. Et si je devais vraiment en choisir un, j'aurais choisit abou bakr. Les communautés d'avant vous faisaient des tombes de leurs prophètes et des gens pieux des temples, ne faites pas de même je vous l'interdit."

Après ce prêche le prophète (ص) ne sortit plus, le vendredi, le samedi et le dimanche. Et quand vint, le lundi, à l'aube alors que abou bakr guidait les compagnons dans la prière de l'aube, le prophète (ص) ouvrit le rideau qui séparait sa chambre de la mosquée.

Le prophète leur sourit et aboubakr voulu reculer pour lui laisser la place et les compagnons pensaient qu'à ce moment le prophète allait sortir, mais le prophète (ص) leur fit signe de terminer leur prière. Puis le prophète (ص) referma le rideau et il mourut ce matin là.
Sachez que le prophète (
ص) a sentit de fortes souffrances pendant son agonie à un tel point que Aicha dit: "je ne déteste pas voir quelqu'un souffrir en mourrant après que j'ai vu comment le prophète (ص) a souffert". Aicha par cette parole rectifie une idée répandue chez les gens qui est de dire que lorsque quelqu'un soufre en mourrant, c'est mauvais signe.

Non puisque le prophète (ص) lui-même a souffert.
On rapporte aussi qu'à un moment pendant son agonie, sa fille Fatima dit: "
O quel malheur touche mon père aujourd'hui!" et le prophète (ص) lui répondit: "il n'y aura plus de malheur sur ton père aujourd'hui!"

A un moment, où le prophète (ص) sentait fortement la douleur, il s'évanouit puis lorsqu'il se réveilla il regardait vers le haut, et il dit: "je choisit le plus haut degrés du paradis".

Aicha dit: " donc il ne nous choisit pas".
Aicha disait: "
parmi les bienfaits d'Allah pour moi, c'est que le prophète (ص) décéda le jour où c'était mon tour de le garder, et il décéda dans ma chambre et sur dans mon giron".

Elle rajoute "Allah a même rassembler ma salive à la sienne au moment de sa mort. Abdourrahman (le frère de Aicha) entra, et il tenait un siwak à la main et le prophète (ص) suivait ce siwak des yeux. Aicha lui dit "j'ai l'impression que tu le veux et il fit signe de sa tête pour dire oui, alors je le pris mais comme il était dur, je le ramolli avec ma salive puis je le lui donnais pour qu'il l'utilise".

A un autre moment, le prophète (ص) prenait de l'eau de sa main et s'essuyait le front, et il répétait "gloire à Allah la mort a une ivresse" jusqu'à ce qu'il mourut et son bras tomba.
Quand il mourut Aicha l'allongea et le recouvrit d'un drap, et les deux compagnons Omar ibn alkhattab et Almoughira ibnou chou’bah demandèrent l'autorisation d'entrer.

Ils entrèrent et Omar dit : le prophète n'est pas mort, il s'est juste évanoui. Mais al moughira ibnou chou’bah dit "le messager de Dieu est mort" et Omar lui répondit "tu mens! Le prophète ne mourras pas jusqu'à ce qu'Allah fasse périr les hypocrites" puis Omar sortit auprès des gens, et il menaçait de tuer ou de couper les membres de tous ceux qui oseraient dire que le prophète (ص) est décédé.

Abou bakr qui était chez lui fut informé de la divergence entre les compagnons sur le décès ou non du prophète (ص). Abou bakr se rendit jusque chez le prophète (ص), il s'abaissa lui embrassa le front et dit: "je sacrifierais père et mère pour toi O messager d'Allah, tu étais bon de ton vivant et tu l'es aussi pendant ta mort". Puis il entra à la mosquée, alors que Omar était en train de parler aux gens en leur disant que le prophète (ص) n'était pas mort.

Abou bakr lui demanda de s'asseoir, mais il refusa et les gens se rassemblèrent autour de Abu bakr et il dit: "ceux d'entre vous qui adoraient Mohammad et bien Mohammad est mort et ceux qui adorent Allah et bien Allah est le vivant qui ne meurt jamais".
Omar dit "
quand j'entendis ces paroles d'Abou bakr, je compris que le prophète (ص)était bien mort et je suis tombé à terre"
C'est d'Allah que nous venons et c'est à lui que nous retournons.

2ème partie

Le reste de cette journée du lundi où le prophète (ص) décéda, les compagnons s'occupèrent à nommer immédiatement un calife, un successeur au prophète (ص) et quand ils nommèrent Abou bakr, ils s'occupèrent des funérailles du prophète (ص) le mardi.
Ils se demandèrent s'ils devaient laver le prophète avec ses vêtements ou sans ses vêtements. Ils divergèrent alors Allah les endormit et ils entendirent quelqu'un sans savoir qui leur dire "lavez le prophète avec ses vêtements".

Aicha dit "si je n'étais pas dépassée ce jour là, par tout ce qui arriva je me serais occuper moi-même de laver le prophète (ص)". Puis ils l'enveloppèrent dans trois draps, trois linceuls. Puis pour la prière funéraire, ils prièrent trois prières consécutives, d'abord celle des hommes ensuite les femmes ensuite les enfants. Et pour l'enterrement, ils se demandèrent où l'enterrer alors Abou bakr dit "j'ai entendu le prophète (ص) un jour dire là où un prophète meurt c'est là qu'il doit être enterré" ils l'enterrèrent donc à cet endroit et il fut donc enterré le mardi soir  dans la nuit du mardi au mercredi. Fatima la fille du prophète (ص) leur dit " comment avez-vous pu recouvrir le prophète (ص) de terre?" .Anas ne répondit pas à Fatima, car il pris en compte la tristesse dans laquelle elle se trouvait. Fatima leur posa cette question parce qu'elle savait qu'ils aimaient tant le prophète (ص), mais si les compagnons l'ont fait, c'est uniquement par amour du prophète et de sa sounnah et en suivant ses enseignements.

Le mercredi à l'aube Bilal fit l'appel à la prière, et il ne sut se contenir pendant l'appel à la prière, il pleura et toute la ville de Médine se mit à pleurer.
Quelle calamité donc pour la communauté et pour la ville de Médine. Anas rapporte, quand le prophète entra dans la ville de Médine, tous ce que contenait la ville s'illumina et quand il décéda tous ce que contenait la ville s'obscurcit.

 

 

 

 

 

 

 


 

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